Découverte de Tokyo

Temple Sengaku-ji et son cimetière des 47 rōnins

Temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Après une balade au musée d’art métropolitain Teien de Tokyo, c’est le temple Sengaku-ji et son cimetière des 47 rōnins que j’ai eu l’occasion de visiter. Situé dans le quartier de Minato à quelques minutes de mon lieu de travail, il possède l’une des histoires les plus incroyables et fait partie de mes endroits préférés de la capitale. Histoire que je vous laisse découvrir afin de mieux comprendre notre visite du temple Sengaku-ji.

L’histoire des 47 rōnins

L’histoire commence en 1701 quand le seigneur du nom d’Asano Naganori attaque Yoshinaka Kira, haut fonctionnaire du shogunat à Edo, après que celui-ci l’ai insulté et humilié. Une faute très grave, d’autant plus que sortir une arme dans le palais était déjà passible de la peine de mort ! Faut dire que Kira était particulièrement lourd et condescendant donc bon faut pas déconner. Asano est donc condamné à exécuter un seppuku, rituel de suicide par éventration notamment utilisé par les samouraïs.

Les samouraïs de Asano aussi appelés Ako Gishi deviennent alors des rōnins suite à la perte de leur maître, et 47 d’entre eux vont élaborer leur vengeance pendant près de deux ans. Lors de l’assaut de la maison de Kira commandé par Oishi Kuranosuke et son fils Chikara, ils le trouvent et lui découpent la tête afin de l’amener à la tombe de leur maître au temple Sengaku-ji. Par la suite, ils furent condamnés à mort par seppuku, le shogun leur évitant l’exécution. En effet, les rōnins ont vengé leur maître comme l’exigent les usages guerriers du bushido ! Ils sont finalement enterrés au temple Sengaku-ji aux côté de Asano et de sa femme Yozeiin.

C’est pas dingue comme histoire quand même ? Et trouver un lieu pareil au milieu des buildings de Tokyo, c’est bien la magie du Japon. Maintenant que le contexte est bien établi, découvrons ensemble cet endroit !

Temple Sengaku-ji : principale école du bouddhisme zen

L’entrée de la grande zone du temple Sengaku-ji, aussi appelé Banshozan Sengaku-ji, est situé dans un quartier d’étroites petites ruelles à l’abri des regards. Je dois avouer qu’à ce moment-là j’hésite à faire demi-tour, me sentant assez mal à l’aise à l’idée de prendre en photo un lieu religieux. Mais il est tôt et il n’y a pas grand monde à l’horizon alors profitons-en !

Entrée du temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

La petite entrée de la zone du temple exhibe une jolie couleur verte oxydée mélangée à la rouille.

Détails du toit de l'entrée du temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Rien de bien transcendant hormis la couleur et les quelques détails du toit, mais c’est ce qu’il y a derrière qui nous intéresse après tout !

Détails de l'entrée du temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Une fois la petite entrée franchie, je tombe… Devant une autre porte mais celle-là est bien plus grande !

Grande porte Sanmon à l'entrée du temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

La porte principale appelée Sanmon fut reconstruite en 1832 et possède à l’étage 16 statues de saints de la religion bouddhiste. Saints que je n’arrive pas à apercevoir d’où je suis…

Grande porte Sanmon à l'entrée du temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Grande porte Sanmon à l'entrée du temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Ce panneau portant les inscriptions 泉岳寺 du temple Sengaku-ji furent écrites par Ono Yakuan qui a étudié la calligraphie zen des périodes chinoises Jin et Tang.

Écritures japonaises de la grande porte Sanmon à l'entrée du temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Sur le toit, on retrouve de nouveaux détails qui doivent passer inaperçu à la vue des visiteurs. Sans un bon zoom, il est quelquefois difficile de les voir !

Détails du toit de l'entrée Sanmon du temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Détails du toit de l'entrée Sanmon du temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

A ma droite, une grande statue en bronze de Oishi Kuranosuke – l’un des hommes ayant mené l’assaut pour rappel – construite en 1921.

Statue de Oishi Kuranosuke au temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Elle le représente avec un rouleau à la main, dans lequel sont inscrits les noms des rōnins qui sont restés fidèles à leur maître Asano.

Statue de Oishi Kuranosuke au temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Il est maintenant temps de franchir la porte principale afin d’enfin découvrir le temple Sengaku-ji. Et quelle bombe ! Arrivée sur la grande place, je suis toute seule avec un homme qui s’affaire autour du brûleur d’encens et quelques jardiniers.

Temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Brûleur d'encens devant le temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

La bâtisse n’est pas très grande en taille mais comme on dit ce n’est pas la taille qui compte… Le temple Sengaku-ji fait partie des bâtiments les plus beaux que j’ai pu voir, avec notamment le château de Hirosaki qui était assez petit lui aussi. Les inscriptions 獅子吼 (shishi-ku) sur le devant signifient rugissement du lion. Cette expression se réfère aux enseignements de Shakyamuni Buddha qui, selon les dires, étaient prononcés avec la force et le courage d’un lion.

Temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

En fait, le temple Sengaku-ji est aujourd’hui connu pour son cimetière des 47 rōnins, mais c’est avant tout l’un des trois principaux temples du bouddhisme zen et est réputé pour être une prestigieuse institution bouddhiste. De nombreux moines s’y rendaient à l’époque pour approfondir leur apprentissage, beaucoup moins aujourd’hui.

Panneau avec écritures japonaises au temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Qu’importe où je regarde, toute la beauté du temple me saute à la figure : entre le toit, le jardin et les lanternes suspendues, j’ai de quoi faire !

Temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Les buissons de fleurs roses sont partout, et d’étranges insectes tournent autour en nombre. Je n’ai pas réussi à en avoir un sur mes photos, mais ils ressemblaient à de petites libellules.

Fleurs roses du jardin du temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Une double couleur rosée pour le plaisir des yeux !

Fleurs roses du jardin du temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

La rosée matinale est encore présente sur les pétales des fleurs.

Fleurs roses du jardin du temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Fleurs roses du jardin du temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Mais retournons au temple Sengaku-ji, imposant et regorgeant de détails.

Temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Sur les gouttières, on retrouve la même couleur du cuivre oxydé par le temps ainsi qu’une étrange créature dont je ne connais le nom.

Toit du temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Détails du toit de l'entrée Sanmon du temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

La façade en bois est minutieusement décorée, un vrai travail d’orfèvre.

Toit du temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

On y retrouve ici aussi d’autres sculptures, sans doute des animaux ou des créatures liées à la religion bouddhiste ou au folklore japonais. Ma maigre connaissance de ce domaine ne saurait me sauver aujourd’hui… Alors n’hésitez pas si vous avez des infos, ça fait toujours plaisir de se cultiver un peu !

Sculptures en forme d'animaux au temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Sculptures en forme d'animaux au temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Tout en haut, des détails de fleurs qui ont gardé leur couleur d’origine.

Détails du toit du temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Le vert ne coule que le long des gouttières, épargnant le reste du temple Sengaku-ji.

Détails du toit du temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

A ma gauche, je vois un petit jardin de buissons bien taillés.

Temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Oh, et une statue ! Voyons voir de qui il s’agit…

Statue de Sawaki Kodo Roshi, jardin et temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Rien concernant les 47 rōnins. Elle représente Sawaki Kodo Roshi qui était l’un des principaux et des plus influents maîtres zen du XXème siècle.

Statue de Sawaki Kodo Roshi au temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Il semble transpirer autant que moi avec la chaleur environnante. Après, je me sens déjà pas bien quand il fait à peine 25°C donc bon…

Statue de Sawaki Kodo Roshi au temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Visage de la statue de Sawaki Kodo Roshi au temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Je jette un dernier regard sur le temple Sengaku-ji avant d’emprunter le chemin vers le cimetière des 47 rōnins.

Temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Gnaaa que c’est beau !

Temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Au coin du chemin, je tombe sur le prunier de Chikara, fils de Oishi Kuranosuke ayant pris part à l’assaut à l’âge de 16 ans. Il a apparemment poussé de l’endroit où il s’est suicidé.

Prunier de Chikara au temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Le ciel est bleu et les feuilles sont magnifiques avec ce temps ! Probablement la chose que je dis dans tous mes articles mais c’est vrai quoi damn…

Prunier de Chikara au temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Prunier de Chikara au temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Juste à côté, un suikinkutsu ! C’est un ornement décoratif japonais où l’écho de l’eau qui coule au fond du bassin ressemble au son du koto, harpe japonaise. Et il a été inventé par un jardinier à l’époque d’Edo !

Suikinkutsu du temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Statue au niveau du suikinkutsu du temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Le chemin menant au cimetière des 47 rōnins est bordé de petits murets en pierre. A gauche se trouve le Memorial Hall que j’ai visité, où sont exposés les équipements utilisés à l’époque lors de l’assaut et divers autres petits objets. On peut notamment y voir casques, portraits, coupes de saké, lettres d’époque, statues, gants, torches et masques de protection pour le menton.

Le billet permet également l’entrée au bâtiment de la droite où les statues de toutes les personnes impliquées dans l’assaut sont exposées. Pour chaque statue est indiqué l’âge de la mort, son rôle lors de l’attaque et son salaire annuel. D’ailleurs, 1 koku représentait environ 150kg de riz, quantité pouvant nourrir une personne pour une année entière. Certains gagnaient 200 koku et d’autres 7 150 koku ! Je ne sais pas vraiment ce qu’on pouvait faire de tout cet argent à l’époque, mais en tout cas ils ne devaient avoir aucun mal à nourrir leurs familles.

Colonnes et chemin entre le temple Sengaku-ji et le cimetière des 47 rōnins à Tokyo

Après avoir vu ces deux bâtiments, je continue ma visite…

Cimetière des 47 rōnins : tombes Ako Gishi

Le point important sur ce petit chemin est celui du puit Kubi Arai. C’est ici que les rōnins ont lavé la tête de Kira avant de l’amener sur la tombe de leur maître pour annoncer le succès de leur mission.

Puit Kubi Arai au temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Un peu plus loin, je trouve des tombes qui ne sont pas celles du cimetière des 47 rōnins et aucun panneau ne m’indique à qui elles appartiennent.

Tombes au temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Tombes au temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Bassin d'eau devant des tombes au temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Tombes au temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Toujours dans ce petit coin, d’autres tombes où il est possible de déposer de l’encens.

Lanterne en pierre et tombes au temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Quelqu’un est d’ailleurs passé avant moi pour déposer quelques bâtons.

Sculpture devant une tombe au temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Encens brûlant au temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Et une petite photo des arbres avant de continuer !

Arbre sur fond de ciel bleu au temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Arbre sur fond de ciel bleu au temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

On y est, le cimetière des 47 rōnins se trouve juste derrière cette petite entrée.

Porte à l'entrée du cimetière menant aux tombes Ako Gishi au temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Une boutique est ouverte, où il est possible d’acheter des cartes postales mais surtout des bâtons d’encens. Il est en effet coutume aux visiteurs d’en acheter un paquet pour quelques yens afin de les déposer sur les tombes de Asano, de sa femme et des 47 rōnins.

Boutique à l'entrée du cimetière des 47 rōnins au temple Sengaku-ji à Tokyo

Et c’est d’ailleurs ce que je fais ! La bonne odeur d’encens emplit mes narines, et j’ai l’impression d’être dans un tout autre monde.

Encens à déposer sur les tombes au temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Le cimetière des 47 rōnins est entouré d’un magnifique jardin, et le lieu est très reposant.

Arbres et jardin au temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Sur chaque petit cube en pierre, je dépose un bâton d’encens histoire d’honorer leur mémoire.

Tombes au cimetière des 47 rōnins dans le temple Sengaku-ji à Tokyo

Les visiteurs déposent même des bonbons et des fruits près des tombes.

Tombe d'un ancien samouraï au cimetière des 47 rōnins dans le temple Sengaku-ji à Tokyo

Tombes au cimetière des 47 rōnins dans le temple Sengaku-ji à Tokyo

Sur la tombe de Oishi Kuranosuke, beaucoup de choses sont déposées.

Tombe de Oishi Kuranosuke au cimetière des 47 rōnins dans le temple Sengaku-ji à Tokyo

Toujours pas un chat à l’horizon ici, alors j’en profite pour continuer à prendre quelques photos.

Statue d'une tombe au cimetière des 47 rōnins dans le temple Sengaku-ji à Tokyo

Derrière le cimetière, il y a d’autres tombes. Là encore, je ne sais pas à qui elles appartiennent mais ce n’est apparemment pas en rapport avec Asano et les rōnins.

Tombes au temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Tombe au cimetière des 47 rōnins dans le temple Sengaku-ji à Tokyo

En faisant le tour, je reviens à l’entrée devant la tombe de Asano.

Tombe de Asano Naganori au cimetière des 47 rōnins dans le temple Sengaku-ji à Tokyo

C’est ici que je vais déposer le plus de bâtons d’encens, comme beaucoup d’autres personnes !

Encens brûlant devant la tombe de Asano Naganori au temple Sengaku-ji, cimetière des 47 rōnins, à Tokyo

Ma visite du temple Sengaku-ji et de son cimetière des 47 rōnins s’achève en ayant l’impression d’avoir traversé une époque. Bizarre comme un simple lieu emplit d’histoire suffit à nous faire ressentir des choses.

Chemin entre le temple Sengaku-ji et le cimetière des 47 rōnins à Tokyo

A très vite pour une nouvelle aventure à Tokyo !

Merci à mon formidable Papa pour l’appareil photo ♡

4 thoughts on “Temple Sengaku-ji et son cimetière des 47 rōnins”

  1. Merci pour cet article qui m’a fait découvrir le lieu… Nous y étions allés cette année mais arrivés sur place, Liam a voulu gambader alors je n’avais pas vraiment pu apprécier le lieu … (les aléas du voyage avec un bébé^^)
    Tu as quoi comme appareil photo ? Je vois que tu remercies ton papa et tu as bien raison ! les photos sont magnifiques !

    1. Merci pour ton commentaire Alice ! Je ne me souviens plus exactement de ton itinéraire pour 2019 mais si jamais tu passes à Tokyo n’hésite pas à faire un petit détour 😉
      Et pour l’appareil photo c’est le DSC-H400 de Sony !

  2. Bonjour
    Très bel article et merveilleuses photos.
    J’y suis passer pour la commémoration en décembre 2018 .
    Un moment formidable dans le respect.
    Ce lieux vous remplie de sentiments indescriptibles que ceux qu’ils l’on visité ne pourront oublier.
    Un grand moment qui restera pour moi inoubliable.
    J’y retournerais lors d’une prochaine commémoration avec mon fils en espérant que cette visite lui apporte autant qu’à moi.
    Ce lieu a été aussi l’occasion de rencontrer des visiteurs venue tout comme moi célébrer le respect, l’honneur et la fidélité.
    Lieu incontournable lors d’une visite au Japon .
    Merci cet article m’a fait revivre ma visite .

    1. Bonjour Fabrice !
      Merci beaucoup pour votre commentaire qui fait chaud au cœur, je suis contente d’avoir pu vous permettre de revivre ces beaux moments 🙂
      J’espère également avoir l’occasion d’y retourner afin de revivre cette expérience unique !

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